Publié le 11/04/2008 à 12:00 par wabon
Archéologie mystérieuse : les cartes de Piri Reis
La fameuse carte de Muhiddin ben hadj Ahmed dit "Piri Reis"
La fameuse carte de Muhiddin ben hadj Ahmed dit "Piri Reis" a fait couler beaucoup d'encre depuis près de 50 ans. N'ayant a priori rien à voir avec le phénomène OVNI, on en entend pourtant souvent parler dans le milieu, à propos d'hypothétiques civilisations extraterrestres ayant visité la Terre par le passé…
Piri Ibn Haji ahmed fut un grand amiral ("Reis") de la flotte turque ayant vécu au XVIe siècle. Fin lettré, il était passionné de cartographie et collectionnait les cartes, il était en outre lui même un excellent cartographe. Lors d'une bataille, l'oncle de Piri fit prisonnier un marin, un ancien pilote de l'expédition de Christophe Colomb vers le Nouveau Monde. Le pilote avoua que Colomb n'était pas parti à l'aveuglette comme on le croyait, mais que, non seulement il possédait déjà des cartes et un livre, mais qu’en plus le pilote les avait encore ! Il les montra à Piri, qui put vérifier leur exactitude…
En 1513 et en 1528, l'amiral dessina deux cartes du monde, compilant les données de toute sa collection et, plus tard, écrivit le Kitab-i-Bahriye (Livre de Navigation) dans lequel on trouve en plus 215 cartes représentant principalement les rives de l'Atlantique. C'est de cet ouvrage que l'on tient l'ensemble des informations de l'histoire. Il y est dit que non seulement il recopia des cartes de Colomb, mais aussi des cartes datant d'Alexandre le Grand! Il cite aussi St Brandan, Nicola Giuvan, Anton le Génois, etc.. Il y a aussi des apports de l'expédition de Cabral, qui découvrit le Brésil en 1500 lors d'un voyage vers l'Inde. D'étranges particularités, comme une légende irlandaise écrite en haut de la carte, montre que Piri s'est aussi inspiré d'autres cartes européennes.
En 1929, un groupe d'historiens redécouvrit le Bahriye dans la bibliothèque du palais de Topkapi à Constantinople. Mais il fallut attendre 1953, pour que s'y intéresse un spécialiste des cartes anciennes: le Capitaine Mallery, un officier ingénieur à la retraite ayant travaillé au Bureau Hydrographique de la l'US Navy. Ayant une longue expérience en la matière, il prit immédiatement conscience de l'étrangeté de la carte et entreprit, avec l'aide d'autres cartographes, de l'étudier de près.
Le professeur Charles H. Hapgood et Richard W. Strachan avancèrent ensuite que l'étonnante précision de la carte (position des rivières, des montagnes, des îles, des déserts…) ne pouvait être issues que d'anciennes civilisations à la technologie avancée!
Caractéristiques de la carte de 1513
Sur cette carte, on localise les points géographiques, non pas à l'aide de longitudes et de latitudes comme aujourd'hui, mais à l'aide d'une série de cercles ayant des lignes radiales. Les cartes utilisant cette méthode de localisation perfectionnée par Dulcert Portolano portent le nom de cartes portulanes. Ce système était sans doute déjà en utilisation au Moyen Âge. On voit aussi deux losanges représentant l'échelle.
Elle comporte de nombreuses illustrations tels que les portraits de souverains, des éléphants en Afrique, des lamas en Amérique du Sud, des bateaux sur l'océan, des oiseaux dans les îles, les montagnes, les rivières, les hauts-fonds, les écueils…
"…Ces montagnes contiennent un riche minerai…"
"Ce pays est habité…"
"Ces côtes sont nommées les rives des Antilles. Elles furent découvertes en 896 du calendrier arabe. Mais il est dit que c'est un infidèle Génois, du nom de Colombo, qui découvrit cet endroit…
"…Les côtes et les îles de cette cartes ont été recopiées de la carte de Colombo"
"Et dans ce pays, il semble y avoir des monstres au pelage blanc, ainsi que des boeufs à six cornes."
Le Groenland
Mallery a su démontrer que la carte montrait avec une grande précision les côtes du Groenland dépourvues de glace ! Le Groenland est représenté comme composé de deux îles, prises aujourd'hui sous une même chape de glace. Les îles dessinées correspondent parfaitement aux pics sous-glaciaires, et l'un d'entre eux a même été découvert grâce à cette carte, sous l'insistance de Mallery! Ceux qui ont fait la carte semblaient connaître les coordonnées parfaitement, même les longitudes, ce que nous ne savons faire que depuis deux cents ans (et à l'aide de longs et difficiles voyages à l'époque)! Rappelons aussi que les côtes du Groenland sont prises dans les glaces depuis dix mille ans, au tout début du néolithique…
L'Antarctique?
En suivant les côtes de l'Amérique du Sud, sous Rio de Plata la côte tourne brusquement vers l'est et montre une certaine ressemblance avec les côtes de l'Antarctique dépourvues de glace, alors que la banquise les recouvre depuis dix mille ans, et n'ont pu être cartographiées que grâce à des méthodes modernes de sondages sismiques. En fait, l'Antarctique était totalement dépourvue de glace il y a plusieurs millions d'années.Des chercheurs russes ont opposé que la partie inférieure de la carte n'était pas l'Antarctique mais l'Amérique du Sud, trop étendue vers l'est. Il manque en effet neuf cents miles de côtes au sud du continent, sous Rio de Plata, en-dehors de l'orientation et les deux parties de continent sont rattachées. Le cartographe a peut-être tourné le parchemin par manque de place.
Le Pr Dolgouchine de l'institut géographique de Russie, quant à lui, avance que la carte représente peut-être l'Antarctique… mais après la glaciation. Dès le début du XVe siècle, les cartes montrent une terre reliant l'Afrique à l'Asie et les marins de la Renaissance qui recherchaient la Terra Australis trouvèrent l'Australie, mais jamais l'Antarctique. Vespucci avait déjà aperçu une terre au sud qu'il avait appelé la Terra de Vista: sans doute les Falklands, voire l'Antarctique. Un peu plus tard, des navires Portugais et Hollandais firent les mêmes observations.
Les avis sont donc partagés sur le sujet. D'une manière ou d'une autre, la partie sud de l'Amérique du Sud n'était pas officiellement connue avant 1520, et l'Antarctique ne fut découverte officiellement qu'au XIXe siècle.
L'Amérique
La carte montre Rio de Plata, qui semble ne jamais avoir été remarquée par les marins de la même époque. Les côtes de l'Amérique du Sud sont très précises et les distances avec les côtes de l'Afrique sont bien plus exactes que sur n'importe quelle autre carte européenne de cette époque. On y trouve aussi ce qui apparaît comme être la chaîne des Andes ainsi que le tracé de l'Amazone (il apparaît en fait deux fois, cette partie vient sans doute de deux cartes différentes). Ce point encore montre la qualité de la carte, pourtant elle n'est pas la seule de cette époque à montrer ces détails. Les cartes de Nicolo de Canerio (1507) et de Martin Waldseemuller (1502-1504) montrent aussi des montagnes en Amérique du Sud, malgré qu'elles soient pauvrement dessinées. Cette partie de la carte a d'ailleurs peut-être été copiée de la carte de Canerio, dont la ressemblance est frappante, et qui fut elle-même tracée bien avant que l'Amérique du Sud ne soit explorée officiellement.
"On ne sait pas comment ils ont pu tracer une carte si précise sans l'aide d'un avion. Mais ils l'ont fait!", dit Mallery.
Par contre, la région des Caraïbes est très peu précise, l'échelle et l'orientation du groupe d'îles sont erronées. Cela peut être expliqué si cette partie de la carte vient d'un Colomb ayant cru que ces îles étaient le Cipangu (Japon) de Marco Polo et ayant tenté de faire correspondre les cartes. Et comme chez Colomb, Cuba est raccroché au continent. Notons qu'il existe à la même époque des cartes montrant Cuba comme une île, telle que celle de Juan de la Cosa, marin ayant navigué avec Colomb puis Vespucci.
Il y a aussi un certain nombre d'îles légendaires dans l'océan, comme c'était courant sur les cartes médiévales.
Du travail de Mallery
Le capitaine Mallery avoue s'être débarrassé de la grille de coordonnées car elle était incorrecte. Il postule que, cette carte étant une compilation, les cartes originales n'ont pas été tracées depuis les mêmes références et que la grille fut ajoutée par la suite. Il serait alors normal que cette grille soit incorrecte, ce qui n'enlève rien à la précision des cartes originales. Inutile de préciser que Mallery a été violemment critiqué pour cela.
Des conclusions de Hapgood
Le Pr Hapgood avance l'existence d'anciennes civilisations possédant une haute technologie en s'appuyant sur la précision de la carte de Piri Reis. Mais il semble qu'il aurait interprété certains points géographiques à son aise, afin de conforter son idée de la grande précision de la carte. Son argumentation principale porte sur la région des Caraïbes, erronée comme décrit ci-dessus. Il considère une île appelée Hispaniolia (la première colonie de Colomb, aujourd'hui Haïti et la République Dominicaine) comme Cuba, alors que celle-ci n'apparaît pas comme une île, comme chez Colomb. Il y a aussi des termes en Italiens, typiques de Colomb, au lieu de l'habituel Portugais. Cette partie vient donc plus certainement des cartes de Christophe Colomb que de celles d'une ancienne civilisation…
Perspectives
Le Advanced CAD Laboratory du College of Engineering & Technology de l'université d'état McNeese a lancé le "Projet Piri Reis" consistant à mettre une bibliographie sur Internet, à retracer la carte à l'aide d'outils informatiques et à effectuer une comparaison rigoureuse avec les cartes modernes.
Conclusion
En dehors du fait que certains points semblent pouvoir être éclaircis par des explications satisfaisantes, la carte de Piri Reis garde encore un certain nombre de mystères. Au-delà des polémiques sur l'Antarctique, les côtes du Groenland jusqu'à la Floride montrent effectivement une précision incomparable avec les autres cartes de la même époque. D'autre part, les côtes américaines et africaines et la distance qui les sépare sont aussi d'une grande précision, ce qui est surprenant à cette époque où on ne savait pas mesurer les longitudes. Il semble que Colomb n'ait pas été le premier explorateur de l'Amérique, que celle-ci ait déjà été en partie cartographiée, mais par qui? Les Viking n'ont jamais été plus loin que le nord de l'Amérique. Certains archéologues –très contestés– pensent avoir découvert des vestiges phéniciens ou crétois en Amérique…? Mais comment une telle précision a-t-elle pu être atteinte? Comment ces précurseurs connaissaient-ils les longitudes? Et quand donc la carte du Groenland préglaciaire a-t-elle été tracée? Y a-t-il vraiment eu une civilisation capable de tracer des cartes d'une telle précision à l'époque ou le reste de l'humanité peignait sur les murs des cavernes? Elle n'aurait alors pas laisser beaucoup de traces…
On peut au moins dire, pour qui pense à une civilisation extraterrestre, que si les cartes sont précises, elles ne sont absolument pas parfaites, ce qui devrait être le cas si nous avions affaire à une civilisation capable de voyager dans l'espace! D'autre part, les cartes représentent principalement les rivages, et très peu l'intérieur des continents: ce sont donc bien des cartes de marins!
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Publié le 11/04/2008 à 12:00 par wabon
Décidemment les jours se suivent et se ressemblent !! Le températures n'est que de 4,8° avec un pression atmosphérique qui remonte tout doucement à 990 mb. Un vent d'Ouest soufflé légèrement à 1,8 km/h le taux d'humidité est de 96%. La nuit il est tombé 7,1mm de précipitation !!!!Le ciel est gris et bas...
Publié le 10/04/2008 à 12:00 par wabon
Pouha quel temps !! Ce matin à 7H30 il ne faisait que 4,9° et une pression atmosphérique de 986 mb. Le taux d'humidité est de 97% !! Le brouillard tombe avec un léger crachin, il fait Triste !!
Publié le 09/04/2008 à 12:00 par wabon
L'ATLANTIDE !!!!!
Une grosse rigolade pour certains, une ignorance pour d'autres et pour moi et quelques autres une véritable énigme et un intéressement certain. Mais ne nous trompons pas, si l'Atlantide fait partie des légendes des temps, c'est aussi une vrais énigme parce qu'un certain nombre de découvertes ne sont pas diffusées au grand public.
Depuis mon adolescence je m'intéresse à toutes ces énigmes que sont les civilisations disparues, OVNI, paranormal ....
Si "hier" ont n'avait pas accès à toutes les connaissances, aujourd'hui avec internet nous pouvons commencer à trouver quelques réponses à nos questions ....
Voici donc une série de petits articles récupérés sur Internet. J'ai également pour ceux qui le désireraient un documentaire très intéressant sur les mystères du passé qui bizarrement se rejoignent tous (l'Atlantide, les pyramides, les incas, les dessins de Nazcaz, les géants, le déluge ....)
Pour terminez un scoop : de quelles époques datent les pyramides et le sphinx ? Des pharaons ? NON le tout est évalué comme ayant été construit voila plus de 10 000 ans !!! Du reste une petite explication sur la tête du Sphinx qui est plus petite et disproportionnée par rapport au corps !! En fait au départ le sphinx était vraisemblablement un lion. L'usure du temps c'est sa tête qui a été usée et les égyptiens ont re-sculpté la tête pour la transformer en tête de pharaon !
Bonne lecture......
L’ATLANTIDE
C'était une terre magnifique, occupée par un peuple de fiers marins qui semblait disposer de techniques avancées et des secrets de l'architecture monumentale, dont la capitale était un véritable joyau. Mais la perfection de ce royaume n'allait pas connaître la pérennité.
Tandis que le peuple de l'Atlantide sombrait dans la corruption et le matérialisme, les étoiles se sont déplacées dans le ciel et le soleil s'est levé en un point différent de l'horizon. Des tremblements de terre ont alors déchiré la Terre. Le royaume des Atlandes fut englouti sous un déluge d'eau qui le balaya à jamais des cartes du monde.
VINGT ANS DE RECHERCHE
Tel est le mythe de l'Atlantide, forgé quatre siècles avant notre ère par le philosophe grec Platon. Aujourd'hui, plus de 2 000 ans après le récit de Platon, un couple de Canadiens - Rand et Rose Flem Ath - fait revivre cette civilisation après 20 années d'études consacrées à ce paradis perdu. Abandonnant provisoirement leur maison de Nanaimo, sur l'île canadienne de Vancouver, les Flem Ath sont venus enquêter en Europe, au British Museum de Londres. C'est là, dans les salles de lecture d'une bibliothèque où maintes trouvailles avaient déjà été faites, qu'ils ont exhumé les documents leur permettant d'échafauder une hypothèse pour le moins étonnante.
En corrélant des découvertes scientifiques modernes avec d'anciens manuscrits et des cartes oubliées de tous, les Flem Ath sont peu à peu arrivés à une conclusion inattendue : les vestiges de la civilisation perdue de l'Atlantide seraient enfouis sous les glaces de l'Antarctique, depuis l'an 10000 avant J-C.
Selon Platon, l'Atlantide fut effectivement détruite par un cataclysme vers 9600 avant J-C - soit environ 1000 ans avant l'avènement de la civilisation moderne. Mais Platon n'est pas le seul à rapporter ce fait. Les légendes amérindiennes, la mythologie orientale ou encore la Bible font également état de la disparition soudaine d'une terre fabuleuse et lointaine à la suite d'un déluge.
LES ANCIENNES THESES REJETEES
Les Flem Ath ont choisi d'oublier les thèses selon lesquelles les vestiges de l'Atlantide seraient au fond de l'océan Atlantique, de la Méditerranée, le Sahara. Leurs recherches se sont principalement appuyées sur les données géologiques exposées, en 1953, par un universitaire américain du nom de Charles Hapgood.
Ce dernier développait l'idée suivante : le poids grandissant des calottes glaciaires situées aux pôles de notre planète exerce une pression croissante sur la croûte terrestre, tant et si bien que celle-ci se déplace comme glisserait la peau d'une orange que l'on presse. Albert Einstein écrira à Hapgood : "Vos arguments ont du poids et j'ai le sentiment que votre hypothèse est correcte." En guise de caution supplémentaire, le célèbre physicien préfacera d'ailleurs l'ouvrage que Hapgood publiera n 1958 sur le sujet.
Ces mouvements de la croûte terrestre sont aujourd'hui connus sous le nom de "dérive des continents" ou de "tectonique des plaques". Mais, selon les données actuellement disponibles, la croûte terrestre ne se déplacerait en fait ainsi que de 16 km environ en un million d'années. Or Hapgood suggérait des mouvements d'une toute autre ampleur, et notamment un glissement soudain et uniforme de l'écorce terrestre qui aurait fort bien pu générer un séisme tel que des continents entiers seraient rayés de la carte...
REFUGE EN ATLANTIDE
Si une civilisation aussi avancée que celle des Atlandes existait dix mille ans avant J-C, il est possible qu'elle ait prévu le cataclysme et que l'évacuation de la population ait été anticipée. Si tel n'a pas été le cas, il est néanmoins possible que certains survivants aient cherché refuge dans des terres épargnées par le raz de marée, en tout cas en altitude. Des sites comme le lac Titicaca, dans la cordillère des Andes, ainsi que les plateaux de Thaïlande et d'Ethiopie répondent à ce critère de sécurité. Or c'est curieusement dans ces régions qu'apparut l'agriculture, vers 9600 ans avant notre ère. Frappé par la coïncidence chronologique entre la naissance des techniques agricoles et le cataclysme fatal à l'Atlantide rapporté par Platon, les Flem Ath se sont alors interrogés : est-il possible que les survivants de l'Atlantide soient à l'origine des débuts de l'agriculture mondiale ?
LE DESSOUS DES CARTES
Il est en tout cas probable que les survivants aient emporté quelques objets dans leur fuite. Ceci allait être confirmé d'une manière détournée. En 1956, Charles Hapgood eut entre les mains une très vieille carte maritime, dessinée en 1513 par un amiral turc dénommé Piri Reis.
Hapgood fut surpris de la précision du tracé de la croûte orientale de l'Amérique du Sud sur cette carte, achevée à une époque où cette partie du monde n'était pas totalement cartographiée. La surprise fut complète quand Hapgood s'aperçut que l'Antarctique figurait également sur la carte, alors que ce continent n'avait été découvert qu'en 1820, soit trois siècles plus tard ! Consultés; les experts de l'US Air Force sont restés tout aussi perplexes face à ce constat. En comparant la carte de Reis à des relevés géologiques de l'Antarctique datant de 1949, faisant apparaître les contours du continent austral avant qu'il ne soit recouvert par les glaces, ils constatèrent que les deux tracés étaient presque identiques !
Le rapport de l'US Air Force concluait que "le tracé des côtes a été relevé avant que celles-ci ne soient recouvertes par la calotte glaciaire. La précision des données qui figurent sur cette carte reste un mystère compte tenu de l'état des connaissances géographiques en 1513".
C'est alors que Hapgood dénicha une seconde carte "miraculeuse", celle d'Oronteus Finaeus (1531). L'ensemble de l'Antarctique y figurait, avec de nombreux détails, comme l'emplacement des montagnes, des plaines et des rivières. Autant de particularités qui figuraient tant dans l'étude géologique de 1949 que dans les récits faits par Platon, plus de deux mille ans auparavant.
Le tracé des cartes de Piri Reis et de Finaeus, dont l'authenticité a été prouvée, s'inspirait donc de cartes très antérieures, en conséquence dessinées par un peuple disposant d'une maîtrise technique incomparable pour son époque.
Le fait que des relevés aussi détaillés soient parvenus entre les mains de cartographes du XVIe siècle accrédite la thèse des Flem Ath sur l'essaimage de survivants de l'Atlantide. Tout autre ayant fait la découverte du continent perdu l'airait fait savoir au monde entier ! Afin d'étayer plus avant leur hypothèse, les Flem Ath ont également pensé qu'une civilisation austral n'aurait nécessairement pu se développer que sous un climat tempéré et sur une terre fertile capable de nourrir une population croissante.
En déplaçant l'Antarctique sur une distance compatible avec les projections géologiques de Charles Hapgood, soit environ 3200 km au Nord du cercle polaire, on se trouve effectivement sous des latitudes permettant à un peuple de marins de prospérer...
LA PISTE EGYPTIENNE
L'existence de cette riche civilisation australe permettrait d'expliquer l'origine de monuments disséminés dans le monde entier et construit à l'aide de techniques si avancées sur leurs temps qu'elles défient toute explication rationnelle. C'est notamment le cas des temples d'Amériques latine, attribués aux civilisations aztèque, olmèque, toltèque ou maya, mais dont l'édification a exigé des moyens et une science sans rapport avec ceux de leur époque.
Cette thèse peut également s'appliquer aux pyramides d'Egypte car, selon de récentes études archéologiques, il semblerait que le Sphinx de Gizeh soit bien plus ancien qu'on ne le pensait. En témoignent sur le site les traces d'une érosion liée à des pluies diluviennes n'ayant pu survenir qu'il y a 10000 ans, ce qui va à l'encontre de l'attribution des pyramides à la civilisation égyptienne, née en 4000 seulement avant J-C.
La disposition des pyramides suggère ce lien avec l'Atlantide. Des scientifiques ont en effet découvert que les pyramides d'Egypte étaient disposées suivant un schéma correspondant exactement à celui d'une zone de la constellation d'ORION, telle que celle-ci apparaissait en 10450 avant J-C, c'est à dire bien avant les débuts de la civilisation égyptienne... mais à une époque pouvant être celle des Atlandes.
La disposition des pyramides est calquée sur celle de la constellation du baudrier d'Orion (encadré), telle qu'elle se présentait 10450 ans avant J.-C. Une telle connaissance de l'astronomie semble indiquer qu'une civilisation savante préexistait à l'ère moderne.
UN DESASTRE IMMINENT ?
Ces débats historiques n'ont rien de rassurant. En effet, on sait que la carte stellaire évolue chaque année (en fait cette évolution devient significative au terme d'un cycle d'environ 2600 ans) car la Terre ne tourne pas exactement sur son axe, mais en oscillant très légèrement. Cette oscillation du globe produit également une inversion des pôles magnétiques : le champ magnétique terrestre s'inverse environ tous les 500000 ans.
Etant donné que ce phénomène est intervenu pour la dernière fois il y a 780000 ans environ, les scientifiques pensent qu'il se reproduira à plus ou moins court terme. Or ce basculement risque d'être soudain et de s'accompagner de toute une série de désastres : conditions météorologiques anormales, perturbation des lignes magnétiques suivies dans leur trajet les espèces animales migratoires... Ce phénomène pourrait également donner lieu à d'importants déplacements de la croûte terrestre, comme l'avait imaginé Hapgood. Allons-nous vers un cataclysme d'une ampleur comparable à celui qui fut à l'Atlantide et qui fit disparaître pour toujours ce royaume dans un linceul de glace ?
Publié le 09/04/2008 à 12:00 par wabon
Ca y est la pluie est arrivée ! La température remonte le matin à 5,9°, mais la pression chute à 984 mb. un léger vent d'Est souffle à peine à 0,7 km/h. Le taux d'humidité est remonté à 96 % et pour cause il est tombé 6,6mm de pluie la nuit. Le ciel est gris et triste !
Publié le 08/04/2008 à 12:00 par wabon
Chef Seattle (1786 - 1866)
Chef Seattle était un leader héréditaire de la tribu des Duwamishs. Les extraits qui suivent sont issus d'un discours qu'il a prononcé à Point Elliot, en 1855, à l'attention du gouverneur Isaac Stevens et à travers lui le président des États-Unis d'Amérique.
Le ciel au-dessus de nos têtes, qui a pleuré des larmes de compassion sur mon peuple pendant des siècles et des siècles, qui nous parait immuable et éternel, est soumis au changement. Aujourd'hui, il est clair, demain il sera peut-être couvert de nuages[...] Le chef blanc dit que le grand chef à Washington nous envoie ses salutations amicales et ses bons vœux. C'est très aimable de sa part, car nous savons qu'il n'a lui-même guère besoin de notre amitié. Son peuple est innombrable, il est comme l'herbe qui recouvre les grandes prairies. Mon peuple est peu nombreux, il ressemble aux arbres épars d'une plaine balayée par la tempête. Le grand, et je suppose, bon chef blanc nous fait savoir qu'il souhaite acheter nos terres, mais qu'il désire nous en laisser assez pour que nous puissions vivre confortablement. Cette offre semble juste, généreuse même, car l'homme rouge est désormais privé de droits dont il pourrait exiger le respect ; elle paraît également judicieuse, dans la mesure où nous n'avons plus besoin d'un pays très étendu.
Il fut un temps où notre peuple couvrait la terre comme les vagues d'une mer agitée par le vent recouvrent son fond pavé de coquillages. Mais cette époque a pris fin depuis longtemps avec la grandeur des tribus, dont nous ne gardons plus aujourd'hui qu'un poignant souvenir.[...]
Nous souhaitons aujourd'hui que les hostilité entre nous ne puissent plus jamais être ré ouvertes. Nous aurions tout à y perdre. La vengeance est considérée comme un juste retour des choses par les jeunes braves, même lorsqu'elle s'accomplit au prix de leur vie, mais les vieillards qui demeurent chez eux en temps de guerre, et leurs mères qui s'inquiètent du sort de leurs fils, savent pertinemment qu'il n'en est rien.
Notre bon père à Washington [...] nous assure que si nous agissons comme il le désire, il nous protègera. Ses braves guerriers dresseront un mur infranchissable autour de nous, et ses merveilleux navires de guerre rempliront nos ports, si bien que nos anciens ennemis des terres lointaines du Nord, les Hidas et les Timpsions, cesseront d'effrayer nos femmes, nos enfants et nos vieillards. Alors il sera véritablement notre père, et nous serons vraiment ses enfants. Mais cela peut-il se produire un jour ? Votre Dieu n'est pas notre Dieu ! Votre Dieu aime votre peuple et hait le mien. Il étend amoureusement ses puissants bras protecteurs autour du visage pâle et le guide par la main comme un père conduit son petit enfant - mais Il a abandonné Ses enfants rouges, si tant est qu'ils soient réellement Ses enfants. Notre Dieu, le Grand Esprit, semble lui aussi nous avoir oubliés. Votre Dieu vous rend plus forts de jour en jour. Bientôt votre peuple s'étendra sur toute cette terre. Le nôtre ne cesse de diminuer comme une marée qui descend rapidement et ne reviendra jamais. Le Dieu de l'homme blanc ne doit pas aimer notre peuple, car sinon Il le protègerait. Nous ressemblons à des orphelins qui ne peuvent se tourner nulle part pour trouver de l'aide. Comment, dans ce cas, serions-nous frères ? Comment votre Dieu pourrait-Il devenir le nôtre, nous rendre la prospérité, faire revivre en nous des rêves de grandeur retrouvée ? Si nous avons tous le même Père Céleste, Il doit avoir ses préférences, car Il s'est montré seulement à Ses enfants au visage pâle.[...] Non ! Nous sommes deux races distinctes, avec des origines différentes et des destins divergents. Il y a peu de chose en commun entre nos peuples.
Pour nous, les cendres de nos ancêtres sont sacrées, et l'emplacement où elles reposent est une terre sainte. Vous errez loin des tombes des vôtres, apparemment sans regret. Votre religion a été écrite sur des tables de pierre par le doigt de fer de votre Dieu afin que vous ne risquiez pas de l'oublier. L'homme rouge n'a jamais pu ni la comprendre, ni s'en souvenir. Notre religion est faite des traditions de nos ancêtres - les rêves que le Grand Esprit a envoyés à nos anciens aux heures solennelles de la nuit, les visions de nos Sages -, et elle est inscrite dans les cœurs de notre peuple.
Vos morts cessent de vous aimer, ainsi que la terre qui les a vus naître, dès qu'ils franchissent les portes de la tombe et s'en vont vaquer au-delà des étoiles. Ils sont vite chassés de vos mémoires et ne reviennent plus. Les nôtres n'oublient jamais le monde merveilleux qui leur a donné la vie. Ils continuent d'aimer ses vallées verdoyantes, ses cours d'eau murmurants, ses magnifiques montagnes, ses vallons encaissés, ses lacs et ses baies aux rives boisées ; ils brûlent toujours d'une affection tendre et indulgente pour les vivants au cœur solitaire, et reviennent souvent du pays des Chasses Bienheureuses pour leur rendre visite, les guider, les consoler et les réconforter.
[...] Votre proposition semble équitable, et je pense que mes frères vont l'accepter et se retirer sur la réserve que vous leur offrez. Alors nous vivrons en paix à l'écart les uns des autres, car les mots du Grand Chef Blanc semblent être la voix de la nature parlant à mon peuple du fond des ténèbres impénétrables.
Peu nous importe l'endroit où nous passerons le reste de nos jours, ils ne seront de toute façon pas très nombreux. La nuit de l'indien promet d'être sombre. Pas une seule étoile d'espoir ne brille au-dessus de son horizon, des vents aux accents funèbres gémissent au loin. La sinistre Némésis semble être sur la piste de l'homme rouge : partout où il ira, il percevra dorénavant derrière lui les pas de son féroce destructeur, et il se préparera à affronter stoïquement son destin, ainsi que le fait la biche blessée en entendant approcher le chasseur.
Encore quelques lunes, encore quelques hivers, et plus un seul descendant des puissants hôtes qui peuplèrent autrefois cette vaste terre où vécurent dans des foyers heureux, protégés par le Grand Esprit, ne restera pour pleurer sur les tombes d'un peuple jadis plus florissant et plus rempli d'espoir que le vôtre. Mais pourquoi m'attristerai-je de la disparition prématurée des miens ? Une tribu suit l'autre, une nation succède à l'autre, comme les vagues de l'océan. Telle est la loi de la nature, et tout regret paraît inutile. Le temps de votre chute est encore peut-être lointain, mais il viendra sûrement, car même l'homme blanc dont le Dieu marche à côté de lui et lui parle comme à un ami ne pourra pas échapper à la destinée commune. Nous sommes peut-être des frères, après tout. Nous verrons bien.
Nous examinerons votre proposition, et quand nous aurons pris une décision, nous vous la ferons connaître. Mais pour que nous l'acceptions, je pose moi-même, d'ores et déjà, cette condition : que nous soit pas refusé le droit de venir visiter à tout moment, sans être maltraités, les tombes de nos ancêtres, de nos amis et de nos enfants. Chaque parcelle de ce pays est sacrée dans l'esprit de mon peuple. Chaque flanc de montagne, chaque vallée, chaque plaine, chaque bocage a été sanctifié par un événement heureux ou malheureux survenu à une époque depuis longtemps révolue. Les rochers eux-mêmes, apparemment muets et morts, transpirent sous le soleil le long du rivage silencieux, et frémissent du souvenir d'évènements importants liés à la vie des miens; la terre épouse plus amoureusement nos pas que les vôtres parce qu'elle est riche de la poussière de nos ancêtres, et que nos pieds nus sont conscients de ce contact rempli d'amour. Tous ceux qui sont partis, nos braves, nos mères affectionnées, nos jeunes filles heureuses, au cœur joyeux, et même les petits enfants qui vécurent ici et n'y connurent que la joie que pendant une brève saison, continuent d'aimer ces étendues aujourd'hui mornes et désertes; chaque jour, à la tombée de la nuit , les esprits y reviennent en grand nombre. Quand le dernier homme rouge aura disparu de la surface de cette Terre et que le souvenir des miens sera devenu un mythe parmi les hommes blanc, ces rivages grouilleront des morts invisibles de ma tribu, et lorsque les enfants de vos enfants se croiront seuls dans les champs, les magasins, dans les boutiques, sur les routes, ou dans le silence des bois impénétrables, ils ne le seront pas. Sur toute la terre, il n'y a pas d'endroit où la solitude soit possible. La nuit, quand les rues de vos villes seront silencieuses et que vous les croirez désertes, elles seront remplies par la foule des revenants qui occupaient autrefois cette belle contrée et continuent de l'aimer. L'homme blanc ne sera jamais seul.
Qu'il soit juste, et qu'il traite mon peuple avec égard, car les morts ne sont pas dénués de pouvoir. Les morts, ai-je dit ? Il n'y a pas de mort. Seulement un changement de monde.
Publié le 08/04/2008 à 12:00 par wabon
Bon le temps est devenu fou !! aujourd'hui à 7H30 il fait 2,1°. La pression chute encore à 988 et un léger vent d'est souffle à 1,4 km/h. Le taux d'humidité tombe aussi à 65%. Il fait gris et sombre.
Publié le 07/04/2008 à 12:00 par wabon
Information du Ministère de l'intérieur
A l'attention de tous les détenteurs de téléphone portable
Un correspondant laisse un message afin que vous le rappeliez au 06 07 74 52 41.
N´appelez surtout pas ce numéro ou vos factures augmenteront sans commune mesure.
Cette information communiquée par l´Office Centrale de Répression du Banditisme est à diffuser le
plus largement possible.
Depuis quelques temps, des escrocs ont trouvé un système pour utiliser frauduleusement vos
portables. Ils vous appellent sur votre GSM, et se présentent comme le "Provider" Orange, SFR,
Bouygues, auquel vous êtes abonné; ils demandent ensuite de composer un code qui est le 09 # en
vous expliquant qu'il s'agit de vérifier le bon fonctionnement de votre portable.
NE COMPOSEZ SURTOUT PAS CE CODE ET RACCROCHEZ IMMÉDIATEMENT.
Ils disposent de l´outillage permettant grâce à ce code de lire votre carte SIM.
Il ne leur reste alors plus qu'à créer une nouvelle carte.
Cette fraude se pratique à grande échelle, il est donc nécessaire de faire suivre cette information très
rapidement au plus grand nombre de personnes de votre entourage, particuliers, entreprises, etc.
Et aussi ATTENTION !
A transmettre.... URGENT
Si vous avez un appel téléphonique sur votre téléphone portable et que "A C E" s'affiche, ne
répondez pas, annulez l'appel. C'est un virus qui détruit la carte SIM, et endommage le
portable. Ceci a été confirmé par Motorola, Sagem et Nokia...
Information à prendre avec toutes les précautions d'usage !!! je n'en connais pas la véritable origine ! Mais même si elle est fausse, le problème existe alors ATTENTION§
Publié le 07/04/2008 à 12:00 par wabon
Aie !! la neige est tombée cette nuit !!! il fait froid - 2,2. La pression atmosphérique est de 996 mb, pas de vent. Le taux d'humidité est de 88% le ciel est dégagé et il il a du soleil.
Publié le 06/04/2008 à 12:00 par wabon
Chef Joseph (1840 - 1904)
Chef Joseph fut l'un des chefs de la tribu des Nez-Percés. Ils vivaient en bonne entente avec les blancs avant 1877. Mais cette entente fut compromise à la suite de la découverte d'or sur leur terrain de chasse dans l'Oregon. Il s'en suivi une guerre entre blancs et Nez-Percés. Bien entendu les indiens furent obligés de se rendre mais après une formidable leçon de courage pour qui connaît cette histoire : environ 800 d'entre eux fuirent devant l'avancée yankee et parcoururent près de 1700 km. A la fin de cette longue fuite, Chef Joseph fut contraint de signer avec le colonel Nelson Miles la reddition de son peuple, à seulement 46km de la frontière canadienne le but de leur épopée. Il furent ensuite déportés dans une réserve du Kansas où bon nombre moururent de maladie. Chef Joseph, quant à lui, y mourut à l'age de 64 ans.
Mon père m'a fait appeler. J'ai vu qu'il allait mourir. J'ai pris sa main dans la mienne. Il m'a dit : «Mon fils, mon corps retourne vers ma mère la terre, et mon esprit va bientôt voir le Chef Grand Esprit. Quand je serai parti, pense à ton pays. Tu es le chef de ce peuple. Ils attendent de toi que tu les guides. Rappelle-toi toujours que ton père n'a jamais vendu son pays. Tu dois te boucher les oreilles chaque fois qu'on te demandera de signer un traité pour vendre ton pays natal. Encore quelques années et les hommes blancs t'encercleront. Ils ont les yeux sur cette terre. N'oublie jamais, mon fils, mes paroles de mourant. Cette terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère.»
J'ai pressé la main de mon père et je lui ai dit que je protègerai sa tombe de ma propre vie. Mon père a souri et s'en est allé vers la terre des esprits.
Je l'ai enterré dans cette belle vallée où l'eau serpente. J'aime cette terre plus que tout le reste au monde. Un homme qui n'aimerait pas la tombe de son père serai pire qu'un animal sauvage.
Tous les hommes ont été créés par le même Esprit Divin. Nous sommes tous frères. Notre terre est la mère de tous les êtres humains, et tous devraient bénéficier de ses bienfaits de manière égale. Je sais que nous autres, Indiens, devons changer...
Nous voulons seulement avoir les mêmes droits que les autres hommes, nous voulons être comme faisant partie de l'humanité. Et lorsque l'Indien sera traité par l'homme blanc comme tout autre être humain, alors nous ne connaîtrons plus la guerre. Nous aimerions être les enfants d'une même et seule famille sous un seul et unique ciel entouré du même pays, et nous prions pour que cela advienne.
Je suis fatigué de me battre. Nos chefs ont été tués. Looking Glass est mort. Too-Hul-Hul-Sote est mort. Tous les anciens sont également morts... Celui qui dirigeait nos jeunes gens, Ollokot, est mort. Oh ! il fait si froid et nous n'avons pas de couvertures. Nos petits enfants meurent de froid. Certaines personnes parmi mon peuple se sont enfuies dans les collines, elles n'ont ni couvertures ni nourriture. Personne ne sait où elles sont allées, peut-être sont-elles déjà morte de froid. Je veux qu'on me laisse du temps pour rechercher mes enfants, et voir combien je peux en retrouver vivants. Il se peut que je les retrouve parmi les morts. Écoutez-moi, dites au Général Howard que je connais son coeur. Le mien est triste et tourmenté. À partir de ce jour, de l'endroit où se tient le soleil, je ne combattrai plus jamais !
Les trois textes précédents n'ont pas été mis dans un ordre aléatoire. Ils sont là pour montrer à quel point les blancs ont réussi à faire plier la volonté d'un homme et avec lui celle de tout un peuple. En 1883, le président Hayes autorisa une petite partie de la bande de Chef Joseph à regagner leur terre, ce dernier n'y fut pas autorisé, et resta donc dans la réserve Coville dans l'État de Washington où il mourut en 1904. Le départ de ce groupe ne se fit pas tout seul, voici un discours qu'il prononça le 14 janvier 1879 devant le Congrès :
J'ai serré la main a beaucoup d'amis, mais il y a des choses que je veux savoir et que pas un ne semble capable d'expliquer. Je ne peux pas comprendre comment le gouvernement qui envoie un homme combattre, comme il le fit avec le général Miles, peut ensuite rompre ses promesses. Un tel gouvernement a quelque chose de mauvais en lui... Je ne comprends pas pourquoi rien n'est fait pour mon peuple. J'ai entendu discours après discours mais rien n'est fait. Les bonnes paroles ne servent à rien s'il n'en sort quelque chose. Les paroles ne me rendent pas mes morts. Elles ne me rendent pas mon pays envahi aujourd'hui par l'homme blanc. Elles ne protègent pas la tombe de mon père. Elles ne me rendent pas mes chevaux et mon bétail.
Les bonnes paroles ne me rendent pas mes enfants. Les bonnes paroles ne changeront rien à la promesse de votre chef de guerre le général Miles. Les bonnes paroles ne donnent pas bonne santé à mon peuple, et ne l'empêchent pas de mourir. Les bonnes paroles ne donneront pas à mes gens un lieu où ils puissent vivre en paix et prendre soin d'eux-mêmes.
Je suis fatigué des discours qui ne débouchent sur rien. J'ai le coeur malade quand je me rappelle toutes les belles paroles et les promesses non tenues ; il y a eu trop de paroles venant d'hommes qui n'avaient pas droit à la parole. Trop de mauvaises interprétations ont été faites ; trop souvent les hommes blancs se sont mépris sur les Indiens.
Si l'homme blanc veut vivre en paix avec l'Indien, il peut vivre en paix. Il n'est pas nécessaire de se quereller. Traitez tous les hommes pareillement. Donnez leurs à tous une chance égale de vivre et de croître... Vous pouvez aussi bien attendre des rivières qu'elles coulent à l'envers, qu'exiger de n'importe quel homme libre qu'il soit content d'être enfermé et que la liberté d'aller où bon lui semble lui soit refusée. Si vous attachez un cheval à un piquet, vous attendez-vous à ce qu'il grossisse ? Si vous parquez un Indien dans un coin de terre et que vous l'obligez à rester, il n'y sera pas content et il ne croîtra ni ne prospèrera. J'ai demandé à certains grands chefs Blancs d'où ils tenaient le droit de dire à l'Indien qu'il resterait dans un endroit alors qu'il voit les hommes blancs aller où ils veulent. Ils ne peuvent me répondre. Ce que je demande au gouvernement, c'est d'être traité comme les autres hommes sont traités. Si je ne peux pas aller dans mon propre foyer, donnez-moi un foyer où mon peuple ne mourra pas si vite...
Je sais que ma race doit changer. Nous ne pouvons rester tels que nous sommes à côté de l'homme blanc. Nous ne demandons qu'une chance égale de vivre comme tous les autres hommes vivent. Nous demandons à être reconnus comme des hommes. Nous demandons que la même loi soit appliquée pareillement à tous les hommes. Si un Indien viole la loi, punissez-le par la loi. Si un homme blanc viole la loi, punissez-le aussi. Rendez-moi ma liberté - liberté de voyager, liberté de m'arrêter, liberté de travailler, liberté de faire du commerce là où je le choisis, liberté de suivre la religion de mes pères, liberté de penser et d'agir pour moi-même - et j'obéirai à chaque loi ou je me soumettrai au châtiment.
Nos pères nous ont transmis de nombreuses lois, qu'ils avaient apprises eux-mêmes de leur pères. Elles disaient de traiter les hommes comme ils nous traitent, que nous ne devions jamais rompre un accord les premiers, que c'était une honte de dire des mensonges, que seule la vérité devait être dite.