HISTOIRE
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche.
XIX siècle : Depuis le Moyen Âge, comme dans toutes les communes du département, beaucoup d'hommes partaient tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur...C'est ainsi que les maçons de la Creuse devinrent bâtisseur de Cathédrale, en 1624, ils construisirent la digue de La Rochelle, au XIX siècle, ils participèrent à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive : ainsi la Creuse a perdu la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud "Mémoires de Léonard", la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.
GEOPOLITIQUE
La Creuse fait partie de la région du Limousin. Elle est limitrophe des départements de la Corrèze, de la Haute-Vienne, de l'Allier, du Puy-de-Dôme, du Cher et de l'Indre.
Le département est situé à l'extrémité nord-ouest du Massif central. Le plateau de Millevaches occupe le sud-est.
Les tourbières
La creuse présente de nombreuses tourbières sur son territoire. Une tourbière est un écosystème très original, fragile, une zone humide caractérisée par l'accumulation progressive de la tourbe, un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique majoritairement végétale, peu ou pas décomposée. Cette caractéristique fait des tourbières des puits de carbone.
La faune est pauvre et très spécialisée : le lézard vivipare, le pipit farlouse, la vipère péliade qui bénéficie d'un statut de protection partielle dans la liste de l'arrêté du 22 juillet 1993, le circaète Jean-le-Blanc (Circaetus Galicus) : c'est un oiseau, rapace diurne de la famille des accipitridae. Sa silhouette ressemble à celle d'une grosse buse. Ses ailes et sa queue sont larges et son ventre est clair tandis que sa poitrine et sa tête sont plus sombres. Il se nourrit presque exclusivement de serpents.
En ce qui concerne la flore, on trouve de nombreuses espèces rares dont toutes les espèces de Droséra.
Les forêts
De grands espaces essentiellement occupés par les forêts de résineux (sapin de Douglas et épicéa) ainsi que de feuillus (chêne, hêtre, bouleau, châtaignier).
Climat
La Creuse est soumise à un climat océanique plus ou moins dégradé[1] à l'image de son relief qui varient de 200 à 900m du nord au sud.
Pour le plateau des Millevaches, c'est un climat humide dégradé par des reliefs de moyenne montagne qui sont le premier obstacle aux perturbations venant de l'atlantique. Les précipitations très abondantes. Les chutes de neige significatives et tenant au sol. Températures basses, régies par le relief. Le plateau connaît néanmoins de belles journées tièdes (grâce à une inversion de température), alors qu'elles sont médiocres ailleurs dans les vallées[2].
Economie
L'économie de la Creuse repose sur deux domaines : L'élevage et l'artisanat. Depuis quelques années toutefois, le développement du tourisme vert compense son retard par rapport aux départements limitrophes, grâce à la création de nombreuses structures d'accueil, chambres d'hôtes, gîtes ruraux.
Démographie
Les habitants de la Creuse sont les Creusois. Une idée reçue atteste que la Creuse est le département le moins peuplé de France, ce qui est totalement faux. En effet ce rôle est tenu par la Lozère, aussi bien par la densité de population (14 hab/km² contre 22 pour la Creuse qui devance aussi la Corse-du-Sud et les Alpes-de-Haute-Provence) que par la population totale (76 933 contre 123 133 pour la Creuse en janvier 2005). De plus ce département, contrairement à certains de ses voisins (Allier...), a un solde migratoire positif. En fait la population baisse à cause du solde naturel très négatif (taux de mortalité très élevé et taux de natalité très bas) qui donne à la Creuse une population âgée. Cette situation est aggravée par le fait que les jeunes, déjà peu nombreux, s'en vont poursuivre leurs études hors du département (parfois dès le lycée) dans les métropoles voisines (Limoges, Montluçon, Clermont-Ferrand, Châteauroux) et ne reviennent que rarement au pays.
Langue
Jusqu'au XVIe siècle, la langue officielle est le limousin, langue régionale appartenant à la famille des langues d'Oc, dialecte de l'ensemble occitan (à côté de l'auvergnat, du languedocien, du gascon et du provençal). Elle est la langue des premiers troubadours (trobadors en occitan, de trobar=trouver -le thème, la rime...-). Le limousin reste la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français prend le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan à l'école. La langue est donc dès les années 1930 peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée quotidiennement aujourd'hui, surtout par les natifs limousins ayant plus de 50 ans.
On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes limousins. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases (limousinismes) des Limousins, ainsi que dans leur accent.
Gastronomie
La Cuisine limousine et plus particulièrement la cuisine creusoise sont caractérisées par l'adaptation à un terroir plutôt pauvre, d'où des plats souvent simples mais délicieux.
La Flognarde est une sorte de clafoutis, peu épais cuit dans un grand moule[3]. Le Gâteau creusois est un dessert pur beurre aux noisettes, spécialité récente de la Creuse[4]. Le Gâteau de pommes de terre[5]est plus traditionnel et se décline avec ou sans viande selon la région et les habitudes de la maîtresse de maison. La fondu creusois est traditionnellement réalisé avec un fromage de vache de pays ou remplacé par un camembert servi en nappage avec une assiette de frites, une omelette et du jambon du pays.
Personnalités
Pierre d'Aubusson, né en 1423 au château du Monteil (aujourd'hui Le Monteil-au-Vicomte, mort en 1503 à Rhodes, fut grand maître des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, cardinal et légat du pape en Asie. Il fut surnommé "le bouclier de la chrétienté."
Martin Nadaud, né le 17 novembre 1815 dans le hameau de La Martinèche, à Soubrebost et mort le 28 décembre 1898 au même endroit, est un maçon, un homme politique et un écrivain .
Raymond Poulidor - Jacques Barraband - Marcel Jouhandeau - Jules Sandeau - David Feuerwerker - Alfred Assolant - Pierre Leroux - Thierry Ardisson - Hubert Védrine - Georges Sarre - Félix Baudy - Jean de Brosse
Tourisme
Depuis plusieurs années la Creuse essaie d'attirer les touristes. Les principaux pôles touristiques sont le Lac de Vassivière, la station thermale d'Evaux-les-Bains et la vieille ville d'Aubusson et ses monuments liés à la tapisserie (maison du tapissier, musée..).
Patrimoine.
Le Château de Boussac sur les traces de George Sand et de Pierre Leroux.
Le pont de Sénoueix est situé à Gentioux-Pigerolles. C'est une véritable image d'Épinal du département. Le pont est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 9 février 1990.
La Tour Zizim a été construite, à Bourganeuf en Creuse de 1483 à 1486, sur l'ordre de Guy de Blanchefort, elle abrita l'exil du prince ottoman Djem Sultan. La Tour Zizim est inscrite aux Monuments Historiques.
Patrimoine naturel
La Cascade des Jarrauds située à Saint-Martin-Château dans la Creuse fait partie de la rivière la Maulde.
La pierre aux neuf gradins est un site situé sur la commune de Soubrebost, à proximité de Pontarion.
Musées
L'écomusée Tuilerie de Pouligny.
Le Musée de l'Electrification de Bourganeuf. Le musée présente l'histoire de l'électrification de Bourganeuf. En effet la ville de Bourganeuf a été la troisième ville française à recevoir l'électricité en 1886.